{"id":654,"date":"2017-08-14T19:16:48","date_gmt":"2017-08-14T17:16:48","guid":{"rendered":"http:\/\/400dn.com\/?p=654"},"modified":"2017-08-15T05:52:41","modified_gmt":"2017-08-15T03:52:41","slug":"2e-semaine-au-nicaragua","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/400dn.com\/index.php\/fr\/2017\/08\/14\/2e-semaine-au-nicaragua\/","title":{"rendered":"2e semaine au Nicaragua"},"content":{"rendered":"<p>Le second samedi \u00e0 Est\u00e9li, nous nous sommes lev\u00e9s t\u00f4t pour arriver au terminal de bus un bon quart d&rsquo;heure avant le d\u00e9part, pr\u00e9vu \u00e0 6h. Au Nicaragua les gens ont tendance \u00e0 arriver en retard, comme au Br\u00e9sil, mais les bus, jamais! Il \u00e9tait d&rsquo;autant plus important d&rsquo;arriver t\u00f4t car nous voulions une place assise, non pas que les si\u00e8ges soient de tout confort, il s&rsquo;agit de vieux bus scolaires am\u00e9ricains ou canadiens, mais nous voulions \u00e9viter de rester debout tout au long de ce trajet de 2 heures \u00e0 destination de Miraflor. Prendre le bus local est d\u00e9j\u00e0 toute une aventure en soi, au Nicaragua c&rsquo;est le principal moyen de locomotion pour la majorit\u00e9, le moins cher aussi et on y rencontre des personnes de tout \u00e2ge, du nouveau-n\u00e9 envelopp\u00e9 dans un drap \u00e0 la petite dame de 80 printemps (ou plus). Les si\u00e8ges y sont \u00e9troits et peu confortables mais les gens s&rsquo;y mettent parfois \u00e0 3, l&rsquo;all\u00e9e centrale est bond\u00e9e et je me demande encore comment le contr\u00f4leur peut se faufiler pour vendre ses billets. Ces bus transportent r\u00e9guli\u00e8rement le double de personnes indiqu\u00e9es par le constructeur, le moteur est \u00e0 la peine dans les mont\u00e9es et l&rsquo;odeur des freins est forte dans les descentes. Bien entendu, l&rsquo;ambiance musicale est de la partie et d\u00e9pendant de l&rsquo;\u00e2ge du chauffeur , ce sera soit des chansons mexicaines soit du reggaeton qui couvrira le bruit du moteur. Cette fois-ci nous n&rsquo;avons pas eu de poules, ces bus sont appel\u00e9s \u00ab&nbsp;chicken bus&nbsp;\u00bb par les gringos, l&rsquo;ambiance musicale est plut\u00f4t calme et nous sommes berc\u00e9s par la voix rauque d&rsquo;une chanteuse mexicaine (Ana Gabriela, je crois). Un autre avantage du voyage en bus lent, c&rsquo;est que nous avons tout le loisir de profiter du paysage, et sur cette route menant \u00e0 Miraflor les petites montagnes verdoyantes succ\u00e8dent \u00e0 des plaines semblables \u00e0 la savane.<\/p>\n<p>Un peu avant d&rsquo;arriver \u00e0 destination, tout le monde doit descendre du bus car la route est bloqu\u00e9e: l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 arrive dans le petit hameau et une grue bloque le passage pour planter un pyl\u00f4ne \u00e9lectrique. Nous continuons \u00e0 pied et arrivons dans une petite ferme toute simple pour y prendre notre petit-d\u00e9jeuner.Tr\u00e8s vite, nous sommes d&rsquo;attaque pour une petite marche vers la cascade \u00e0 3 km de l\u00e0, nous traversons ce qui reste de for\u00eat dans cette partie de Miraflor, nous y entendons plus que nous ne voyons une dizaine d&rsquo;oiseaux diff\u00e9rents, nous admirons les diff\u00e9rentes sortes de papillons, plantes et fleurs, heureusement qu&rsquo;Alvaro est l\u00e0 pour nous aider \u00e0 les reconnaitre, et nous atteignons, \u00e0 notre aise, la petite chute d&rsquo;eau. Il fait trop frais ce matin pour nous y baigner mais nous profitons de cette halte pour observer l&rsquo;environnement et nous avons la chance d&rsquo;apercevoir un couple de \u00ab&nbsp;guarda-barranco&nbsp;\u00bb, l&rsquo;oiseau symbole du Nicaragua. Mais pas de trace du quetzal, autre oiseau embl\u00e8me, qui vit pourtant aussi dans cette partie du pays.<\/p>\n<p>Miraflor est une zone prot\u00e9g\u00e9e, autrefois c&rsquo;\u00e9tait une for\u00eat dense mais aujourd&rsquo;hui ce sont les champs qui pr\u00e9dominent, sauf sur les hauteurs (jusqu&rsquo;\u00e0 1400m). Il s&rsquo;agit de petites fermes (les \u00ab&nbsp;fincas&nbsp;\u00bb) biologiques (mais je ne crois pas qu&rsquo;elles soient certifi\u00e9es ni contr\u00f4l\u00e9es) qui font la promotion du tourisme \u00e9cologique \u00e0 la ferme.Il y a une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es, pendant la contre-r\u00e9volution, les habitants du coin ont aid\u00e9 les sandinistes \u00e0 lutter contre les contristes, venant du Honduras. En contrepartie, apr\u00e8s la victoire les terrains ont \u00e9t\u00e9 nationalis\u00e9es et les terres partag\u00e9es.<\/p>\n<p>M\u00eame si nous supportons ardemment le tourisme social et \u00e9quitable, nous trouvons qu&rsquo;ici, il y a un peu d&rsquo;abus et il n&rsquo;est pas possible de traverser les terrains sans payer. Nous marchons donc sur les chemins principaux. Le temps s&rsquo;est fortement r\u00e9chauff\u00e9, le soleil tape dur et apr\u00e8s 15km de marche, cela devient difficile de continuer pour Dora et Lili: on s&rsquo;arr\u00eate donc pour attendre le bus du retour, le temps de filtrer notre eau (un peu lent notre syst\u00e8me de filtration d&rsquo;eau par gravit\u00e9!) et de recevoir les premi\u00e8res gouttes d&rsquo;un orage imminent.<\/p>\n<p>Le 31 juillet, jour anniversaire de Nicky, une autre activit\u00e9 organis\u00e9e par l&rsquo;\u00e9cole nous emm\u00e8ne pour la journ\u00e9e, en visite dans la r\u00e9gion de Matagalpa et Jinotega. Cette fois pas de bus local mais un petit combi lou\u00e9 avec chauffeur. C&rsquo;est beaucoup plus confortable et tout aussi instructif, Ramon (et non pas jamon \u2013 difficile en espagnol de diff\u00e9rencier j et r !), notre chauffeur pour l&rsquo;occasion est tr\u00e8s cultiv\u00e9 et instruit , et nous fait un r\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie du pays. Il est aussi tr\u00e8s curieux d&rsquo;apprendre comment est la vie en Belgique. Le voyage passe vite et nous voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9s \u00e0 Matagalpa qui nous surprend par la propret\u00e9 de ses rues, chose inhabituelle au Nicaragua:Alvaro qui est n\u00e9 dans cette ville nous explique que c&rsquo;est le maire qui en a fait une priorit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous y faisons une petite halte pour visiter l&rsquo;\u00e9glise principale, faite, \u00e0 l&rsquo;origine, de torchis et de coquille d&rsquo;oeufs (dixit Alvaro).Matagalpa est la ville d&rsquo;origine d&rsquo;un des grands hommes de la r\u00e9volution, co-cr\u00e9ateur du parti sandiniste (FSLN), Carlos Fonseca, dont le mus\u00e9e se trouve face \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une ville importante, capitale du caf\u00e9 et du cacao, aux diverses colines et ruelles pentues, o\u00f9 de nombreux allemands ont immigr\u00e9 apr\u00e8s 1871, emmenant avec eux des plants de caf\u00e9 qui y ont prosp\u00e9r\u00e9 depuis. Nous ne visitons pas de plantations de caf\u00e9 (encore vert) mais nous nous dirigeons vers San Ramon , un petit village \u00e0 flanc de colline, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Matagalpa, pour y visiter un orchidarium, un vivarium \u00e0 batraciens et une serre \u00e0 papillons. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un institut subsidi\u00e9 par la mairie, dont les animateurs, bien qu&rsquo;\u00e2g\u00e9s d&rsquo;\u00e0 peine 17 ans, sont bien form\u00e9s&nbsp;: la visite \u00e9tait tr\u00e8s instructive et m\u00eame si parmi les 48 esp\u00e8ces d&rsquo;orchid\u00e9es pr\u00e9sentes, seules 3 \u00e9taient en fleur, leur explication et leur envie de bien faire ont compens\u00e9 l&rsquo;absence de couleurs et de senteurs&#8230;.<\/p>\n<p>En dehors de l&rsquo;orchidarium, la visite \u00e9tait plus vivante, les filles se sont amus\u00e9es \u00e0 chercher les grenouilles et surtout \u00e0 virevolter autour des papillons. Certains cocons ressemblent \u00e0 des boucles d&rsquo;oreille dor\u00e9es&nbsp;!<\/p>\n<p>Pour nous rafraichir nous nous sommes baign\u00e9s au pied de la cascade blanche. Quelle surprise de voir une peinture murale de Don Alberto, le sculpteur de Tisey, \u00e0 cet endroit&nbsp;!<\/p>\n<p>Pour rentrer, nous sommes pass\u00e9s par la \u00ab\u00a0selva negra\u00a0\u00bb, la for\u00eat noire (en hommage \u00e0 celle d&rsquo;Allemagne, dont les a\u00efeux des propri\u00e9taires actuels sont originaires) mais \u00e0 cette heure, elle \u00e9tait plut\u00f4t blanche car recouverte d&rsquo;\u00e9pais nuages et la temp\u00e9rature y \u00e9tait bien fra\u00eeche, presque froide.<\/p>\n<p>Nous n&rsquo;y sommes pas rest\u00e9 et apr\u00e8s un petit arr\u00eat pour voir un vieux tank, vestige de la guerre civile, nous avons continu\u00e9 notre route vers Est\u00e9li en passant par Jinotega et San Rafael del Norte.<\/p>\n<p>A notre arriv\u00e9e, notre famille d&rsquo;accueil nous attendait avec un g\u00e2teau maison pour l&rsquo;anniversaire de Nicky et une d\u00e9coration faite par les enfants&nbsp;!<\/p>\n<p>Les jours d&rsquo;apr\u00e8s nous avons continu\u00e9 nos cours d&rsquo;espagnol.<\/p>\n<p>Norma et Alvaro ont \u00e9galement organis\u00e9 une petite f\u00eate pour Nicky, et invit\u00e9 les enfants du quartier pour une pi\u00f1ata et une danse avec la G\u00e9ante&#8230;<\/p>\n<p>Nos 2 semaines \u00e0 Est\u00e9li ont pass\u00e9 tr\u00e8s vite, nous avons beaucoup appris et pas uniquement les bases d&rsquo;espagnol. La famille d&rsquo;accueil, surtout les enfants Sa\u00efd et Carlos Fernando, nous manquera&nbsp;: pendant ces 14 jours nous avons v\u00e9cu, mang\u00e9, dormi avec eux mais aussi jou\u00e9 et \u00e9chang\u00e9.<\/p>\n<p>Norma et Alvaro, qui nous ont transmis leur passion pour leur pays et leur culture, ont \u00e9t\u00e9 un peu plus que des profs pour nous et c&rsquo;est avec un sentiment de tristesse que nous les quittons.<\/p>\n<p>Avant de partir, Alvaro nous a recommand\u00e9 un guide pour notre visite du canyon de Somoto, le lendemain.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le second samedi \u00e0 Est\u00e9li, nous nous sommes lev\u00e9s t\u00f4t pour arriver au terminal de bus un bon quart d&rsquo;heure avant le d\u00e9part, pr\u00e9vu \u00e0 6h. Au Nicaragua les gens ont tendance \u00e0 arriver en retard, comme au Br\u00e9sil, mais les bus, jamais! 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